Hyperplasie congénitale des surrènales par déficit en 21-hydroxylase

 Fiche Unité Fonctionnelle :

UF de Génétique des Maladies Métaboliques et des Neutropénies Congénitales

 Documents spécifiques :

HYPERPLASIE DES SURRENALES - Formulaire de prescription et Renseignements Cliniques

 Documents généraux :

Réglementation Diagnostic Génétique - Principaux textes
Consentement Diagnostic prénatal
Délais de rendus de résultats
Cotations
Consentement
Modalités de prélèvements et d’envoi

Autres pathologies Endocrinologie :

  • Néoplasies endocriniennes multiples de type II
  • Hypercholestérolémie familiale
  • HypoHDLcholestérolémies isolées
  • Maladie de Tangier
  • Déficit en LCAT
  • HyperHDLcholestérolmies
  • Diabètes Monogéniques (MODY) - Diabète Mitochondrial
  • Hyperinsulinisme Congénital
  • Hyperplasie congénitale des surrènales par déficit en 21-hydroxylase
  • Gènes impliqués :

    CYP21A2

    Le laboratoire procède au diagnostic moléculaire de l’hyperplasie congénitale des surrénales par déficit en 21-hydroxylase uniquement pour des prescriptions émanant de services de l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris.

     

    Le déficit en 21-hydroxylase est le plus fréquent (90%) des déficits enzymatiques congénitaux. Le déficit en 21-hydroxylase réalise dans les formes complètes (dites classiques) un déficit en cortisol et en aldostérone avec une hyperandrogénie se traduisant chez le nouveau-né par une perte de sel mais aussi par un pseudohermaphrodisme féminin dont les conséquences sont potentiellement graves en raison de l’ambiguïté sexuelle survenant chez le foetus féminin, de son impact psychologique et de ses conséquences chirurgicales. Les formes mineures dites non classiques n’expriment pour l’essentiel qu’un déficit cortisolique minime et une hyperandrogénie révélée dans l’enfance ou à l’âge adulte. Cette affection est de transmission autosomique récessive. La fréquence de la maladie est de 1 sujet atteint sur 5 à 10000 naissances. La fréquence des hétérozygotes est majeure avec une incidence de 1 pour 60 à 80.

    Il existe dans l’espèce humaine deux gènes : le CYP21A1 qui est un pseudogène et le CYP21A2 qui est le gène codant pour la protéine active. L’homologie de ces deux gènes est de plus de 90% ce qui facilite les recombinaisons entre les deux gènes. La maladie est due soit à des délétions du gène (15%), soit à des conversions géniques (85% des cas).

    L’hyperplasie congénitale des surrénales (HCS) est une maladie autosomique récessive due à un déficit en 21-hydroxylase dans environ 95 % des cas. Ce déficit enzymatique est caractérisé par un déficit en cortisol et un excès d’androgènes accompagnés ou non d’un déficit en aldostérone.
    Dans les formes classiques, le déficit enzymatique est sévère et entraîne une hyperandrogénie qui virilise les foetus féminins à des degrés variables, par contre les organes génitaux internes (utérus et ovaires) sont normaux. Les foetus de sexe masculin ne présentent aucune anomalie des organes génitaux externes. Il existe 2 types de formes classiques (environ 1 naissance sur 15 000) :
    • La forme avec perte de sel correspond à un déficit sévère en 21-hydroxylase. Le syndrome de perte de sel se révèle dans les 5-15 premiers jours de vie par une absence de prise de poids, voire une perte de poids, avec des vomissements et une déshydratation.
    • La forme classique virilisante pure est due à un déficit moins sévère en 21-hydroxylase, où le déficit minéralocorticoïde est le plus souvent absent.
    Les formes non classiques ou tardives, secondaire à un déficit modéré en 21-hydroxylase,se manifestent dans l’enfance, l’adolescence ou à l’âge adulte par des signes d’hyperandrogénie variables et peu spécifiques (pilosité pubienne précoce, accélération de la vitesse de croissance, hirsutisme, troubles des règles, infertilité) ( environ 1 cas /1000 dans la population générale). Dans certains cas, elles peuvent être totalement asymptomatiques.

    Le diagnostic repose sur une élévation de la 17-hydroxyprogestérone sérique (sans ou avec stimulation par l’ACTH).
    L’étude en biologie moléculaire du gène de la 21-hydroxylase(CYP21A2), permet de préciser les différentes anomalies moléculaires possibles du gène. Il a été bien établi que le phénotype est déterminé par l’allèle portant la mutation la moins sévère. Les mutations identifiées au niveau du gène CYP21A2 peuvent être groupées en trois catégories suivant l’activité enzymatique résiduelle déduite des études in vitro.
    1) mutations nulles, associées à la forme classique avec perte de sel clinique,
    2) mutations avec une activité enzymatique résiduelle suffisante pour empêcher la perte de sel clinique à la naissance
    3) mutations avec une activité enzymatique résiduelle de 20 à 70%, associées à la forme non classique.

    Praticien responsable
    Dr. Christine BELLANNE-CHANTELOT





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